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« Il y a une théorie qui dit que nous serons tous esclaves de rollmops dans 40 ans ; pourquoi pas ? C’est rigolo. » (Entretien avec le Comte du Cul (featuring Jonaz))
Certains matins sont difficiles. Non pas que le matin en question soit nécessairement la triste conséquence des exactions de la veille, mais parfois, le matin est difficile par lui-même. Et parfois, le matin est difficile par lui-même en plus d’être une triste conséquence de la veille. Le matin du 14 juin 2007 fut de ceux-là. Température et temps indécis, dos accablé d’une douleur sourde (ça pique), nez suintant de sébum, respiration haletante comme celle de Nicolas Sarkozy au G8, café hors de prix... Ce matin-là - matin difficile de mon point de vue, comme je le précisais précédemment - je rencontre le chanteur Comte du Cul, étonnamment en forme au lendemain de son concert au Bibax (Paris Xe), et incidemment accompagné de Jonaz, son ami rappeur qui performait lui aussi la veille au soir. Indépendamment de l’origine dunkerquoise des deux fondateurs du label Neji, des relents faisandés et nauséeux s’abattent sur l’intégrité physique de l’interviewer.
Que âge as-tu Comte du Cul ? Je viens d’avoir 30 ans. Je me sens un homme désormais.
Ta maman t’appelle Gabriel et les autres t’appellent Comte du Cul. Comment souhaites-tu que je te nomme ? Gabriel aussi, comme ça tu seras aussi intime que je le suis avec ma maman. Comment et pourquoi as-tu choisi ce titre de noblesse de Comte, qui plus est du Cul ? À l’origine c’est mon nom de combattant quand on faisait des tournois de Kung Fu entre copains. J’aimais bien l’aspect belliqueux de ce pseudonyme, et puis je me suis dit que si la musique ne marchait pas pour moi je pourrais monter une entreprise de prostitution. Ce titre te permet-il d’enfiler des femmes comme perles au collier ? Oui, énormément. Mais je n’aime pas me présenter comme Comte du Cul, je préfère qu’on m’annonce. Ou qu’on me reconnaisse. C’est marrant, parce qu’avec la prolifération de MySpace, plein de gens à Dunkerque qui ont vu ma photo sur Internet n’osent pas me demander si je suis bien le Comte du Cul. C’est vrai que ce n’est pas évident d’interpeller un homme dans la rue en lui demandant « Excuse-moi, tu ne serais pas le Comte du Cul ? ». J’ai lu dans ta biographie que tu as été étudiant en CAPES. Oui, pour faire plaisir à ma mère. C’était en lettres modernes. Juste avant de passer les écrits du CAPES - je devais avoir peur de l’obtenir - j’ai décidé de devenir le chanteur Comte du Cul. Depuis, je n’ai pas vraiment fait trop d’efforts pour développer une carrière mais l’idée de base était d’en faire une. Il faut aussi préciser que je suis particulièrement aidé dans le fait de ne pas réussir, par le petit monde des musiques actuelles qui est, disons le clairement, rempli de têtes d’endives. Bien avant cela, je faisais de la musique avec Jonaz, du punk variété. Ensuite, j’ai tenté une comédie musicale expérimentale, et après un groupe de hip hop glauque avec Jonaz également. Pour autant, je ne peux pas dire que la musique était une vocation pour moi.
Cela fait donc sept ans que tu essaies de vivre de la musique ? Oui, mais j’essaie mal. Les concerts et les droits d’auteur me permettent à-peu-près de vivre pour l’instant. De façon générale, j’ai du mal à m’organiser, j’ai toujours plein de projets mais je ne fais pas grand-chose. Ah si, cette année j’ai pris des cours de piano de manière assez intensive, parce que je n’avais jusqu’ici aucune formation musicale. Et puis j’ai joué dans un groupe de ska.
Je crois savoir que tu es un inconditionnel de Blair et le Peuple de Gauche. Blair est-il une influence revendiquée ? Oui. À vrai dire j’ai deux passions musicales : Blair et Weezer. Ce sont les deux trucs que j’ai écoutés en boucle pendant très longtemps.
Es-tu d’accord pour dire que plusieurs points communs sont identifiables entre ton travail et celui de Blair ? Quand je l’ai vu en concert à Dunkerque ça a été une sorte de déclic. Ça m’a tellement plu que j’ai voulu faire du Blair moi aussi. Je voulais faire comme lui. Du coup, les 15 premières chansons que j’ai faites - il y en a quelques-unes dans mon premier disque - sont clairement influencées par Blair. Aujourd’hui, puisque j’écoute beaucoup de classique, je donne un aspect plus baroque-opéra à mes chansons.
À la différence de Blair, tu tiens facilement dans tes textes des propos « gauchistes premier degré » Tu as raison, je suis certainement plus premier degré que Blair. Peut-être que c’est dû au fait qu’il vient d’un milieu plus cultivé que le mien... J’ai rencontré quelques vieux sages qui m’ont avoué beaucoup s’inquiéter pour moi, en raison du côté « trop frontal » de mes chansons. Dans ta bio, tu indiques être redevenu en septembre 2006 le pouilleux solitaire que tu as toujours été. Est-ce toujours le cas en juin 2007 ? Oui. J’avais tenté de faire un super groupe Comte du Cul avec des copains musiciens, on a fait une douzaine de dates avec la formule batterie, guitare électrique, basse et moi guitare sèche/voix, mais en même temps avec des arrangements violoncelle. Ça donnait un truc assez marrant mais on n’a pas continué. Les musiciens en question aimaient improviser et les compositions du Comte du Cul sont très figées, cadrées et inspirées de la musique classique. Je pense que je vais continuer seul, c’est pour ça que j’ai appris le piano. Cela me permet d’avoir trois lignes mélodiques en plus de la voix. Il faut que je trouve une solution pour que mes chansons soient aussi bien sur scène qu’en studio. J’essaie d’utiliser une pédale de boucles, avec laquelle je peux lancer des séquences tout en jouant du piano... C’est à travailler. Que racontent tes chansons ? Globalement, je suis une personne qui est facilement remontée par le monde qui l’entoure. Dans mes chansons, j’essaie de faire en sorte que ça devienne drôle. C’est une sorte de thérapie. Chaque fois que je me rends compte, d’une part que je suis un crétin, que je ne suis pas doué ou que je suis un gros boulet pour démarcher et trouver des dates de concerts, ou que d’autre part, le monde qui m’entoure est remarquablement pourri, cela parvient heureusement aussi à me faire rire. J’ai énormément d’ambitions pour mon futur, mais dans le présent j’ai énormément de mal à faire en sorte que ces ambitions se concrétisent. J’ai un aspect assez feignant, contemplatif, et très « je me sens bien là où je suis » et très « je ferai ça plus tard ». Plusieurs de tes chansons font intervenir des chœurs d’enfants, ou des voix de fausset. Ta chanson Comte du Cul c’est quoi ? s’inscrit dans la lignée de Pourquoi d’abord ? (Renaud), de Dis-moi Didier (Didier Super), ou encore Dis-moi Bioman (Bernard Minet). J’adore le concept de la chanson initiatique avec un enfant. J’en ai peut-être un peu abusé mais je trouve ça drôle. Sur la chanson Les maladies expliquées aux enfants, des étudiants en médecine m’ont fait remarquer que j’avais peut-être trouvé un très bon moyen d’en parler. Apparemment, ça parle à beaucoup de gens de dire des atrocités de manière très directe. C’est comme de rappeler à tout bout de champ qu’on va mourir. Ça m’a terrifié de l’apprendre à titre personnel, mais je trouve ça très drôle de le rappeler.
Un autre thème récurrent semble être la religion catholique. J’ai fait un peu de catéchisme. La religion catholique est la seule que je connaisse un peu. Elle m’a toujours fait un peu marrer dans le sens où j’ai l’impression qu’ils sont intensément dans l’erreur par rapport à la réalité... et aussi, désespérément décadents.
Fais-tu toi-même la voix de fausset sur l’album ? Oui, et en concert aussi. Sur Les maladies expliquées aux enfants, je fais la chorale d’enfants à moi tout seul. Un enregistrement du Comte du Cul est du coup assez rigolo. Penses-tu que tu aies un rôle d’envergure, de façon générale, à jouer auprès des enfants ? Non. En tant qu’artiste, c’est important de faire comme si je voulais vraiment améliorer le monde, mais dans le fond je ne suis pas dupe et je sais que je n’ai pas d’importance capitale dans la marche de l’univers. Il y a un écart intéressant entre la posture intellectuelle de dire qu’on va améliorer le monde, et en même temps de ne pas y croire dans son for intérieur. Ceci dit, plein de fans du Comte du Cul me disent qu’ils font écouter ça à leurs gosses et que ça les amuse. Donc j’ai peut-être un rôle à jouer finalement. L’ennui est un thème important de ton œuvre. L’ennui est-il une part importante de ta vie ? Je suis quelqu’un de très heureux. Si tu me mets dans un boulot, à La Poste par exemple, et avec une télé, je suis très heureux aussi, je ne risque pas de m’ennuyer, mais j’aurai quand même un peu mauvaise conscience de ne pas mieux profiter du champ des possibles. De façon générale, on vit dans un monde assez absurde et chiant. Malgré les innombrables raisons de déprimer, je prends un grand plaisir à jouer à la console pendant une semaine - ce qui est totalement absurde.
Sais-tu parler l’allemand ? Non, même si j’en ai fait beaucoup. Ta page MySpace est-elle un biais important pour la diffusion de ta musique, trouver des dates de concert ? Non. C’est surtout pour rigoler. Je trouve ça très drôle le côté « veux-tu être mon ami ? ». Je prends fréquemment des vacances de MySpace et quand je m’y reconnecte, je m’amuse à déposer un commentaire différent à mes 60 nouveaux amis. MySpace aussi, c’est complètement absurde... Même si c’est vrai que ça commence à devenir intéressant pour trouver des dates de concert, ou pour s’en servir de carte de visite. Qu’est-ce que Neji Productions ? Neji est une sorte de label familial implanté à Dunkerque que nous avons fondé à trois amis : Jonaz, Billy B. Beat - qui fait de l’électro-punk - et moi-même. À vrai dire, nous gérons chacun individuellement notre business : concerts, promo, etc. Le premier album a été celui du Comte du Cul en 2003, édité à 1000 exemplaires et vendu à 600.

Un petit mot sur Dunkerque. Tu en es originaire ? Tu y vis toujours ? Oui, j’y suis né et j’y vis toujours, même si entre-temps j’ai habité à Lille, à Lyon, à Nice... Dunkerque est une ville où on meurt très tôt : l’espérance de vie y est bien inférieure que dans le reste du monde parce qu’on a des pollutions terribles. D’autre part, il y a beaucoup de sources de désespoir à Dunkerque. Mais nous y avons nos familles et un réseau d’amis incroyable avec Jonaz - lui aussi originaire de Dunkerque. C’est vraiment chez moi : je peux sortir 50 fois dans la semaine et rencontrer à chaque fois 40 000 personnes que je connais. Et puis Neji est basé à Dunkerque, le troisième larron du label y habite. Avec Jonaz nous avons toujours dit qu’il fallait se barrer de Dunkerque - quand on était ados on voulait habiter à Montréal -, mais nos copains nous ont poussé à rester, nous ont convaincus qu’il fallait faire des trucs bien à Dunkerque, et beaucoup d’amis s’investissent énormément dans le réseau culturel de la ville ou en politique. C’est une ville qui a totalement été rasée pendant la guerre et qui n’a donc aucun patrimoine. Il faut avoir grandi à Dunkerque pour comprendre la beauté de cette ville, apprécier ses usines et ses lumières, même si moi, ce n’est pas mon cas. D’ailleurs, les étudiants en Beaux-arts trouvent la ville magnifique. JONAZ Culturellement, pour habiter à Lille, j’observe qu’à Dunkerque il n’y avait rien et que la ville est devenue très dynamique. En revanche, à Lille, toutes les structures nécessaires sont en place, mais la ville dort un peu. Ne sachant trop comment renouveler mes interviews, je vais avoir recours à un procédé « vu à la télé ». Je vais te citer des noms et des mots et j’attends de toi un commentaire, une réaction, peut-être même une émotion - même si elle reste intériorisée :
Vincent Delerm (que tu houspilles à plusieurs reprises dans tes chansons) Il est rigolo. Quand j’ai vu débarquer toute la vague de chanteurs français dits « à texte » et vu à quel point ça se vendait, je me suis dit « ce que je fais est quand même meilleur ! ». Vincent Delerm incarnait cette vague à lui tout seul, il en était le symbole. Il m’a inspiré une pointe d’amertume ou de jalousie parce qu’il était tout en haut, mais en réalité je crois savoir que c’est quelqu’un de très sympa. Jonaz imite la voix de Vincent Delerm avec beaucoup de talent. Le futur Malgré tout je suis très optimiste. Je pense que tout va aller de mieux en mieux, que je vais rencontrer des milliards de gens qui vont m’aider à améliorer le monde, et on fera une grande marche d’améliorateurs du monde. Jeannie Longo (Le Comte du Cul intériorise sa réaction)
Est-ce qu’on peut dire que tu te contretapes du cyclisme féminin ? Oui.
L’Allemagne Les Allemands ont un côté rigolo. Par rapport à l’idée que je me fais des Français, les Allemands me semblent plus évolués, peut-être plus collectifs aussi. JONAZ Je ne pourrais pas m’exprimer sur l’Allemagne en général, mais je suis allé à Berlin et j’ai trouvé cette ville formidable. Les gens y sont très respectueux et très tolérants. Le pain de mie Oui c’est cool. JONAZ Pour moi c’est pas du pain. Carlsberg Je ne suis pas spécialiste en bières, je bois vraiment n’importe quoi. En matière d’alcool je ne suis absolument pas un homme de goût. JONAZ J’aime beaucoup les bières d’abbaye en Belgique. Philippe Katerine Dans l’ensemble tout ce qu’il a fait me plaît. Je pense que j’aimerais bien être son copain. Il m’a l’air rigolo. JONAZ J’ai adoré son dernier album qui me semble être le plus optimisé et le plus efficace. Ce qu’il a fait avant me plaît un peu moins. La moustache Tous les deux ans pendant trois jours je relance la moustache pour faire rigoler les copains. JONAZ Je l’ai portée très sérieusement, j’ai des origines tunisiennes et tout le monde en porte là-bas. Ça semble un peu démodé comme ça, mais je pense que c’est important de la relancer. Jonaz On se connaît depuis le collège. On a toujours essayé des tas de trucs ensemble, on a fait du rap, en ce moment on essaye de faire des reprises de Jonaz en guitare sèche façon Gipsy King... Notre relation c’est de vouloir faire un milliard de trucs, une comédie musicale par exemple, faire un groupe ensemble, ou un enfant. Mais on ne fera pas le dixième de nos projets. Nous ne collaborons pas assez je pense, mais finalement ce que nous faisons séparément nous correspond d’avantage que nos projets communs.

Les pigeons À Dunkerque, nous avons surtout des mouettes, mais c’est aussi con que les pigeons. Amélie Mauresmo (Le Comte du Cul intériorise sa réaction)
Est-ce qu’on peut dire que tu te contretapes du tennis féminin ? Oui. Les Svinkels Je ne connais pas très bien mais ils ont fait une chanson qui m’a enchantée et dans laquelle je me suis reconnu : « Vite fait, mal fait » dans l’album Bons pour l’asile. JONAZ Je trouve ça très bien ce côté rap et punk, mais en hip hop français j’écoute plutôt La Caution, Booba ou la Rumeur. Les enfants Comme pour tous mes projets, j’ai l’ambition d’en faire, mais je n’en ferai jamais parce qu’il sera trop tard avant que je ne me donne les moyens de mon ambition. JONAZ J’en adopterai probablement quand je serai vieux. CDC Oui, ce serait bien, quand on sera vieux, d’adopter un enfant qui soit déjà grand - genre 40 ans. Comme ça il pourrait s’occuper de nous.
John Fante Tu te heurtes à notre côté dunkerquois, je ne connais pas. Je suis très amateur de théâtre, Koltès en particulier. Et en littérature j’aime bien les auteurs russes, Boulgakov par exemple. Durant mes études de lettres j’ai énormément lu ; depuis que je suis le Comte du Cul je lis très peu. JONAZ Je lis surtout des essais politiques, économiques... Excrementory Grindfuckers, un groupe de grind allemand Le grind allemand moi je trouve ça rigolo. JONAZ Comme disent les Svinkels, j’aime beaucoup le principe « d’utiliser sa cervelle à la détruire ». J’ai donc de la sympathie pour le crust en général.
Le RMI Je suis content de venir le réclamer quand je n’ai plus d’argent. Dans mon cas, c’est une espèce de revenu d’artiste-loser. JONAZ Moi je touche le RMI de la haute : l’ASS (Allocation de Solidarité Spécifique). CDC Il y a une sévère lutte des classes au sein de Neji. Chris Waddle Ah, c’est un footballeur ça. C’est cool Chris Waddle, c’était le bon temps. On est très foot à Neji, mais on le pratique plus qu’on ne le suit. Le foot, la console, tout ça fait partie de ces choses ridicules, totalement dépourvues de sens, mais qui sont indispensables. Quand je prends le train, il serait plus judicieux que j’achète un Science & Vie par exemple, plutôt qu’un Planète Foot ou un Jeux vidéo magazine. Mais je vais plus facilement vers le foot et les jeux vidéo que vers des sujets plus importants. Les Chinois Il y a une théorie qui dit que nous serons tous esclaves de Chinois dans 40 ans ; pourquoi pas ? Ils sont rigolos. Les rollmops Il y a une théorie qui dit que nous serons tous esclaves de rollmops dans 40 ans ; pourquoi pas ? C’est rigolo. Ça fait des années que le monde est dirigé par des blancs, alors pourquoi pas les Chinois ou les rollmops ? Le mieux, ce serait encore par les femmes. Es-tu favorable à l’idée de vivre de ta musique ? Je change beaucoup d’avis sur ce sujet. Au moment de passer le CAPES je voulais vraiment faire de la musique et vivre comme un bohémien. Depuis, je me dis régulièrement que je devrais trouver un travail, ça me permettrait d’être plus détaché dans la musique, et peut-être plus créatif. Ce qui m’ennuie dans le développement de carrière c’est de trouver des aides, tout l’aspect promotionnel, être obligé de faire du mailing massif, au détriment de la création musicale. Et puis, je le redis, il y a beaucoup trop de têtes de nœud dans ce milieu. Et je n’ai pas la patience de parler longtemps avec ces gens. JONAZ J’ai travaillé longtemps dans l’informatique, j’ai arrêté parce que j’avais fait le tour de mon boulot, puis je me suis consacré à la musique. Pour l’instant c’est ce qui me motive. Ça Ce sont des périodes de cinq, six ans ou plus. Il est important de faire plusieurs choses dans sa vie. À court terme mon objectif est de devenir intermittent, après on verra. Un poète disait « J’aime bien gagner mais je n’aime pas me battre ». Es-tu d’accord avec cela ? Oui, complètement. Ça résume assez bien mon parcours.
Quand je fais caca, ma vision se trouble et j’entrevois le futur, comme si j’avais été désigné pour mettre en garde les humains. Alors moi je dis : mais reste où tu es futur. Marre d’être un messie. As-tu déjà ressenti ça toi aussi ? Non JONAZ Du plus lointain caca que je me souvienne, moi non plus.
Propos recueillis par Olivier Pisella le 14/06/07
Discographie :
Le Comte du Cul La vie, les horreurs et les maladies expliquées aux enfants (2003), Neji Productions Tout est chiant (2006), Neji Productions
Jonaz Personne kiffe Jonaz sauf sa darone (2006), Neji Productions
Liens : www.myspace.com/nejiprod www.myspace.com/lecomteducul www.myspace.com/personnekiffe http://personnekiffe.com->http://personnekiffe.com"target=_blank"](l’album de Jonaz est ici en téléchargement gratuit)
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