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En exclusivité sur www.hermaphrodite.fr
Interview exclusive de Jésus
par Yann Kerninon,
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Jésus est un des principaux fondateurs de ce que l’on appelle aujourd’hui le Christianisme. Il a dirigé l’ouvrage collectif Le Nouveau Testament.
Yann Kerninon est l’auteur de Cahier d’Ubiquité aux Ed. Hermaphrodite et de Moyens d’Accès au Monde (Manuel de survie pour les temps désertiques) aux Ed. du Bord de l’Eau.
Photo récente de Jésus - Toujours jeune !
- YK : Bonjour Jésus. Merci d’avoir accepté cet entretien. Cela fait presque deux mille ans que vous ne vous êtes pas exprimé. Vous choisissez le jour de la nomination du nouveau Pape Benoît XVI pour reprendre la parole. Pourquoi ?
Jésus : Deux mille ans déjà... Vous savez, pour Dieu, comme disent les textes juifs, un jour vaut mille ans. Je n’ai pas vu le temps passer. Mais si je décide de m’exprimer, c’est pour un rappel à l’ordre. J’ai été passablement agacé par le Moyen-Age, consterné par la Modernité... J’ai été stupéfait par le dogmatisme de Jean-Paul II et sa propension à transformer la foi en un spectacle de foi. Voir aujourd’hui l’Eglise confirmer cette tendance en nommant un pape très conservateur proche de Jean-Paul II est une énième trahison de mon projet initial.
- YK : Que voulez-vous dire par là ?
Jésus : Je veux dire que l’institutionnalisation de mon message sous la forme d’une Eglise est en soi une aberration. Toute ma vie a été un défi aux institutions et aux pouvoirs en place. Voir aujourd’hui ma parole et celle de mon père utilisée à des fins de pouvoir et de représentation est pour moi un échec complet. Mais surtout, la tendance actuelle à réduire ma parole à une sorte de panoplie simpliste de « bonnes mœurs » est une trahison radicale de mon message. Lorsque je suis venu sur terre, je n’ai pas répété dogmatiquement les Dix Commandements ou un quelconque onzième commandement. Au contraire, j’ai soigné les lépreux le jour du shabbat, j’ai chassé les marchands du Temple, j’ai défendu les pauvres et les faibles en ignorant les richesses, la puissance et les puissants. Je l’ai d’ailleurs payé au prix fort ! Ma vie avait valeur d’exemple et non valeur de dogme. En somme, j’ai simplement affirmé que la foi, la proximité avec le divin était une question d’ATTITUDE par rapport aux autres et au réel et non une question de « bienséance » et de « morale ». Le « Christianisme » - puisqu’ils l’ont appelé comme ça ! - consiste individuellement à faire face à sa propre exigence éthique en tant qu’homme, quelles que soient les circonstances. En cela, cette attitude suppose de ne JAMAIS se contenter de règles établies par une institution (fut-elle « chrétienne »), mais à questionner sans cesse son propre rapport au monde. Comme le disait un prêtre récemment : « Jésus n’a jamais été un modèle de bienséance mais a toujours été un modèle de bienveillance ». Je me reconnais dans cette phrase. Mais rares sont les prêtres qui ont cette exigence aujourd’hui. Ne parlons pas du discours de l’Eglise.
YK : Vous voulez dire que l’amour du prochain, la bienveillance à son égard est en quelque sorte le seul véritable fondement de votre démarche ?
Jésus : Oui, exactement ! Vous êtes chrétien ?
YK : Non, pas du tout...
Jésus : Ah...
YK : Que pensez-vous, du coup, des prises de positions très fermes de l’Eglise concernant la contraception, le préservatif, l’avortement, l’homosexualité ?
Jésus : Simplisme, dogmatisme, confort et facilité. Encore et toujours ! On croirait entendre le pouvoir romain à mon époque : péremptoire, autoritaire et borné. Cela ne veut pas dire que je suis aveuglément « POUR » la contraception et l’avortement. Mais je ne suis pas plus « CONTRE ». Si l’on prend le cas de l’avortement ou de l’euthanasie, il est bien sûr ridicule d’être « pour » idéologiquement et dogmatiquement. Mettre fin à une vie, fut-elle malade ou à peine formée, demeure un acte grave et une transgression réelle de l’interdiction de tuer. Pour autant, être dogmatiquement « contre » n’a pas plus de sens. C’est nier de la manière la plus brutale qui soit la souffrance de certains, la douleur immense d’une famille, l’impossibilité pour certains d’assumer la charge d’un enfant. Encore une fois, être chrétien ne relève pas de l’idéologie ou de la morale mais d’une attitude de bienveillance, d’attention et d’écoute de l’autre. Etre bêtement « pour » ou « contre » le fait de mettre fin à une vie, c’est dans les deux cas mépriser la réalité de la souffrance de l’autre, ne même pas l’écouter, ne pas l’entendre. Comment pourrait-on l’entendre si l’on a déjà, a priori, la réponse. C’est cette attitude de mépris que j’ai combattue toute ma vie. [1]
YK : La figure de la Vierge Marie (votre mère) est très présente dans l’Eglise, en particulier sous Jean-Paul II. Le Cardinal Ratzinger aujourd’hui pape semble réaffirmer cet attachement. Qu’en pensez-vous ?
Jésus : Comme n’importe quel fils, j’ai beaucoup d’attachement pour ma mère même si - comme vous le savez - les conditions de ma venue au monde restent troubles. Voir son image utilisée aujourd’hui à n’importe quelle occasion me choque et me gène. Ils ont fait de ma mère une icône et même l’icône des icônes. On la brandit comme un symbole de pureté, de sainteté et de sérénité, mais ceux qui la brandissent semblent incarner l’antithèse même de la pureté et de la sérénité. Ils singent la sérénité en prenant des airs calmes ou résignés, mais cela n’a pas grand chose à voir avec la vérité de la sérénité. S’ils aimaient vraiment ma mère, ils n’auraient pas besoin de le dire. S’ils m’aimaient, ils se tairaient. Ils seraient en tout cas plus discrets. J’ai suivi à la télévision les obsèques du pape et la nomination de son successeur. Les foules s’amassaient, les drapeaux volaient, les applaudissements succédaient aux hurlements. Tel journaliste s’extasiait sur le mouvement de la cloche de la basilique Saint-Pierre, tel autre sur l’hystérie collective des pèlerins... Quel spectacle pitoyable ! Confondre aussi grossièrement les icônes et Dieu, la manifestation de sa foi avec l’expérience de la foi... Je vais bientôt en arriver à la même conclusion que mon père.
YK : La même conclusion que votre père ? Vous voulez dire Dieu ? Quelle est sa conclusion ?
Jésus : Vous n’êtes pas au courant ? Il a démissionné au milieu de votre 19e siècle. Noé avait négocié la survie de l’Homme au moment où mon père avait décidé d’en finir avec lui, ensuite il m’a envoyé moi pour tenter de réparer les dégâts, mais constatant que cela ne servait à rien, il est parti. Il tente une nouvelle expérience sur une planète très lointaine, hors système solaire. Il m’a confié la gestion des affaires courantes sur la Terre.
YK : Vous voulez donc dire que quand Nietzsche affirmait « Dieu est mort », son intuition était juste ?
Jésus : Plus ou moins... Il n’est pas mort, mais il n’est plus là. Les humains le sentent certainement d’ailleurs. C’est pour cela qu’ils prient beaucoup, qu’ils se ruent dans les Eglises, les Synagogues ou les Mosquées dans une quête désespérée de « sens » et de « spiritualité ». Mais il faudrait bien plus que des incantations spiritualistes pour faire revenir mon père. C’est d’ailleurs le sens de la parole de Nietzsche.
YK : Et vous, pourquoi restez-vous ?
Jésus : Parce que j’ai encore un tout petit peu d’espoir en l’homme. Maître Eckhart, par exemple, m’a fait croire vers le 13e siècle qu’il y avait autre chose que de la foi dogmatique et institutionnelle de l’Eglise avec un grand E, celle des puissants, des moralistes et des bourgeois de la foi. J’aime beaucoup quand il écrit : « Celui-là qui ne possède pas vraiment Dieu dans son for intérieur, mais est forcé de le chercher constamment en dehors, en ceci ou en cela, et qui le cherche selon diverses modalités, chez les hommes ou dans tel ou tel endroit, ou par l’intermédiaire d’une œuvre, celui-là ne possède pas Dieu ». De la même manière, j’ai beaucoup de respect pour un artiste comme Pasolini qui était à la fois chrétien, communiste et homosexuel. Il existe des êtres qui s’inspirent à leur manière de mon ATTITUDE au lieu de psalmodier mes paroles. Eux je les aime beaucoup... Mais ils auront comme moi beaucoup de travail et beaucoup de problèmes...
YK : Il y a quelques années, le film « La dernière tentation du Christ » inspiré d’un livre de Kazantzakis a fait un grand scandale dans les milieux catholiques. Il insinuait que vous aviez en quelque sorte résisté à toutes les tentations sauf à une : l’orgueil de devenir célèbre, connu et reconnu. Cette critique vous touche-t-elle ?
Jésus : Je vais très peu au cinéma vous savez, mais j’ai en effet entendu parler de ce film. La question se pose. Parfois je me dis que j’aurais du me taire, laisser les hommes expérimenter eux-même le divin dans le silence de leur solitude. Cela aurait évité qu’ils fassent de moi une icône, un nouveau prétexte pour ne pas penser, une idole au lieu d’un modèle, une excuse idéologique à toutes leurs lâchetés. Mais que voulez-vous... Ce qui est fait est fait.
YK : Concernant l’actualité récente, que pensez-vous de Georg W. Bush qui mène des guerres en votre nom ou de Nicolas Sarkozy qui a écrit un livre pour dire qu’il est croyant depuis toujours...
Jésus : J’ai beaucoup de peine pour eux et pour leurs victimes passées, présentes ou à venir. Etant incapables de régler le problème qu’ils ont avec eux-mêmes, ils prétendent régler les problèmes du monde. C’est à cause de gens de ce type que mon père est parti. Ils ont sans doute besoin d’amour et de bienveillance. C’est ce qu’ils demandent maladroitement et désespérément lorsqu’ils réclament d’être portés au pouvoir. Mais le pouvoir n’est pas l’amour. Ils semblent comme fermés définitivement à toute forme d’amour. C’est terrible. J’ai beaucoup de peine pour eux.
YK : Pour terminer, auriez-vous une recommandation à faire à l’Eglise ou aux personnes qui se revendiquent de vous ?
Jésus : Non. N’importe quelle parole est aujourd’hui intégrée, dissoute et détournée de son but. Je ne donnerais donc plus aucun conseil. Un seul peut-être : l’Eglise doit cesser de croire que son rôle est d’établir des principes, des règles, des dogmes ou de produire des « images fortes ». Elle devrait au contraire se dépouiller de ses certitudes et de ses apparats. Alors elle redeviendrait pauvre, errante et pouilleuse comme sont les hommes. Elle redeviendrait humaine, en quelque sorte. Une telle conversion est sans doute possible dans le cœur de quelques hommes. Mais je n’y crois pas au sein des institutions. Les institutions, quelles qu’elles soient, ont toujours besoin d’inventer des mensonges, de faire croire qu’elles SAVENT et ont la SOLUTION. La tâche à venir n’est pas de donner aux hommes de nouvelles recettes mais de libérer des espaces où la pensée et la liberté pourraient pleinement et joyeusement s’exprimer. La foi n’est pas au Vatican...
[1] Voir à ce sujet le livre de Marc Grassin - Le nouveau né entre la vie et la mort - Ed. Desclée de Brouwer.
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Yann Kerninon
Yann Kerninon est écrivain, philosophe et vidéo-performeur. Il vient de publier Moyens d’Accès au Monde - Manuel de survie pour les temps désertiques (Ed. Le Bord de l’Eau) et est l’auteur de Cahier d’Ubiquité (Ed. Hermaphrodite). Avec Philippe Boisnard, il présente dans toute l’Europe les vidéo-performances Machine de Fuite et Douce Camisole. Plus d’informations sur : www.yannkerninon.com
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Il y a 18 contribution(s) au forum.
> Interview exclusive de Jésus
(1/ 12) 10 novembre 2005, par luxifer
> Interview exclusive de Jésus
(2/ 12) 10 novembre 2005
> Interview exclusive de Jésus
(3/ 12) 11 octobre 2005
> Interview exclusive de Jésus
(4/ 12) 5 octobre 2005, par Yvette
> Interview exclusive de Jésus
(5/ 12) 30 septembre 2005, par Cathy
Quel courage !
(6/ 12) 22 août 2005, par Dieu, le papa de Jésus !
je vous aime
(7/ 12) 1er mai 2005, par courrier
Désaffection
(8/ 12) 28 avril 2005, par Nicolas Brulebois
> Interview exclusive de Jésus
(9/ 12) 22 avril 2005, par Philippe Boisnard
> Interview exclusive de Jésus_forever
(10/ 12) 21 avril 2005, par kdvg aka killerduvillageglobal
> Interview exclusive de Jésus
(11/ 12) 20 avril 2005, par clothaire de raspail
> Interview exclusive de Jésus
(12/ 12) 20 avril 2005
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> Interview exclusive de Jésus |
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10 novembre 2005, par luxifer |
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Cet interview est interressant mais tres certainement faux..ou mal documenté..Si Jesus est LE sujet du christianisme, il n’a jamais participé physiquement à la redaction de l’oeuvre...ni signé en tant qu’auteur...et dire de Dieu qu’il est "ailleur" ou "mort" n’a pas vraiment de sens...et pour ceux qui se poseraient la question...Dieu existe en vrai..et il vous aime vraiment...à Sa maniere...alors cessez de vous prendre la tete avec ça..sortez ..trouvez vous une copine ou un copain..amusez vous..vivez quoi.
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> Interview exclusive de Jésus |
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10 novembre 2005 |
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Pas inintéressant cette petite intervue. Il n’y a que ce passage qui dénote :
« [Dieu] a démissionné au milieu de votre 19e siècle. Noé avait négocié la survie de l’Homme au moment où mon père avait décidé d’en finir avec lui, ensuite il m’a envoyé moi pour tenter de réparer les dégâts, mais constatant que cela ne servait à rien, il est parti. Il tente une nouvelle expérience sur une planète très lointaine, hors système solaire. Il m’a confié la gestion des affaires courantes sur la Terre. »
On dirait du Bernard Werber, et ce n’est pas un compliment.
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> Interview exclusive de Jésus |
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11 octobre 2005 |
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J’ai bien aimé cet article que je trouve vraiment très intelligent et pertinent. Si je croyais en un Dieu, ce serait sûrement de cette manière là, avec mon coeur, et non pas de façon rigide et dogmatique. Je fixe mes propres règles de conduite et mes propres valeurs, et j’en ai beaucoup, je n’ai pas besoin de suivre des "règles" établies il y a des millénaires par je ne sais qui ou quoi pour bien me conduire avec mon prochain ou être bienveillante. Chacun devrait prendre ses responsabilités au lieu de se servir de la religion comme une excuse pour le dogmatisme ou le fanatisme. Libre à chacun de croire ce qu’il veut, tant que ça ne nuit pas à autrui, si vous avez peur de mourir ou que vous avez besoin de vous sentir rassuré grand bien vous fasse de croire en Dieu, mais je ne suis plus d’accord quand la religion impose ses règles absurdes. Je trouve ça désolant qu’autant de personnes suivent à la lettre des recommandations sans chercher à comprendre ou à aller plus loin. Les religions, qu’elles qu’elles soient, sont pour moi des mouvements sectaires dont il faut se méfier.
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> Interview exclusive de Jésus |
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5 octobre 2005, par Yvette |
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Bonjour,
Je pense que cet article est réaliste et très représentatif de ce qui se passe dans le monde.
Les attaques de certains, Pour ou Contre l’Eglise Catholique, me semblent ridicules et hors de propos.
Les faits sont là, à force de fanatisme nous allons vers tous les excès et nous nous dirigeons tout droit contre le mur ! ! !
Soyons Tolérants et Acceptons l’Autre avec TOUTES ses différences. Nul ne détient LA Vérité en son entier ! ! !
Dieu est à TOUS et à trop vouloir se l’approprier...... merci.
Amitiés à tous.
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> Interview exclusive de Jésus |
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30 septembre 2005, par Cathy |
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Ce texte est un hymne à l’amour ! J’en remercie l’auteur, j’ai adoré. J’ai envie de le placader sur les églises afin qu’elle retrouve un naturel qui n’est souvent et même jamais au rendez-vous ! Du tout grand art !
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Quel courage ! |
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22 août 2005, par Dieu, le papa de Jésus ! |
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Interview pas drôle, bourrée de clichés ou l’art d’enfoncer des portes ouvertes quand on a sans doute l’impression de dénoncer. Ca devient tellement facile de se lâcher contre l’Eglise.
Tirer sur une ambulance, ca manque vraiment de panache.
Aussi bas, y a les Guignols de l’Info de la sacro sainte chaine parisienne et branchouillée Canal+.
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je vous aime |
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1er mai 2005, par courrier |
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je vous avais déjà vu brillant, voilà maintenant qu’il vous vient des ambitions éthiques : je vous aime ! ( et je vous laisse mon email courrier.sud@laposte.net )
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Désaffection |
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28 avril 2005, par Nicolas Brulebois |
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On peut comprendre que les chrétiens se soient détournés de l’Eglise : pendant des siècles, à force de rigorisme et sermons moralisateurs, les croyants ont dû avoir l’impression que le bon Dieu se prenait pour Philipe Val...
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> Interview exclusive de Jésus |
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22 avril 2005, par Philippe Boisnard |
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Très très bon cet interview. Au lieu du Born again - qui même dirait-on à une logique de natural born killer de tout autre qui n’aurait pas connu cette expérience - il y a là, je crois l’assomption d’une pensée réelle de la déité. Détail : la question du divorce du divin et des hommes est explicitement thématisé bien avant Nietzsche, par Hölderlin, qui insiste justement sur cette notion de ’divorce’ . Ce que tu dis là, est des plus essentiels, on ne trouve pas la réponse du sens de l’existence à travers les balivernes idé"ologiques et symboliques de l’institution de l’Eglise. Maître Eckhart, bien avant Proclus ou bien Plotin, le savait : il y a deux manières d’atteindre Dieu, une commune à tous les êtres, l’autre seulement propre à l’homme. Celle de l’homme tient à la prétention de sa connaissance et de sa maîtrise. Elle ne mène jamais à Dieu explique Plotin, et peut même s’égarer (En.III), l’autre est celle sans médiation, que l’on retrouve dans toutes les théologies apophatiques, ou encore dites négatives : c’est celle d’être dans la tautologie de son être : rappelons Angélus Silésius : "La rose est sans pourquoi fleurit parce que fleurit n’a souci d’elle-même ne désire être vu" Certes Heidegger a analysé ces vers mystiques selon la question de la chose "rose". Cependant repenser en son temps, cette rose (celle des rose-croix) est surtout la marque de la foi et de sa donation. Etre touché de l’intérieur sans savoir pourquoi. Sans avoir besoin de se montrer. De se dévoiler, etc.... Beaucoup de faux dévots, ou encore de vrais fanatiques dans cette époque. La foi dont tu parles, qui est la mienne, même si elle n’est pas chrétienne, est bien cellle qui se donne dans une éthique totale, universelle, en bref celle que Spinoza énonce. merci pour ton texte Yann.
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> Interview exclusive de Jésus_forever |
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21 avril 2005, par kdvg aka killerduvillageglobal |
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Un putain de scoop non ? Pendant que la presse mondiale converge à Rome jésus est sur hermaphro....incognito...Peut-être même qu’il porte des CAMPER & un JEAN....non ?
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> Interview exclusive de Jésus |
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20 avril 2005, par clothaire de raspail |
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HOnte, enfer, damnation, ce site est une hérésie, il sent le diable, Monsieur kerninon monsieur Krebs sont deux K. malfaisants.
Ca sent la décadence , le stupre , la fornication. Dieu m’entend et vous promet une vie de misère.
Je vais vous dénoncer à qui de droit, fuyez avant qu’il soit trop tard impis
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> Interview exclusive de Jésus |
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20 avril 2005 |
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Un seul mot, une seule réaction : blasphème. Avec vos grands air de je sais tout, je connais le message du Christ et compagnie, vous travaillez, comme tous les gauchistes homophiles et iconoclaste de votre espèce, à la ruine de l’Eglise au profit des autres religions du livre et surtout de celle, inédite mais au combien puissante, du nihilisme ambiant, de la grande déliquescence fangeuse et abjecte de l’humanisme à deux francs dont vous m’avez l’air d’un fameux parangon, nouvelle bien-pensance contemporaine qui laisse passer bien des choses, qui ferme les yeux voire encourage de nombreux égarements, sauf un, péché capital par excellence dans cette époque de singerie et de masochisme moral qui est la notre : être du côté de l’Eglise.
> Interview exclusive de Jésus
27 avril 2005, par jeune polonais arraché (à sa mère patrie)
*se tord de rire* ah lui il est bon, peut être qu’il est encore meilleur en string ! *en salive d’avance*
> Interview exclusive de Jésus
19 juillet 2005
Je faisais des recheches quand j’ai découvert votre prétendue interview de Jésus. Je ne fais qu’une remarque : vous ne connaissez pas vraiment Qui est Jésus Christ de Nazareth. Plaise à Dieu, il vous rencontrera. Il vous connaît mais vous ne le connaissez pas. Vous le devinez dans vos élucubrations mais vous le connaissez pas encore. Vous aurez la grâce comme Paul et des millions de personnes de prêcher ce que vous combattez aujourd’hui. Que vous Dieu vous pardonne et vous sauve.
> Interview exclusive de Jésus
2 octobre 2005, par fatalragondin
Il suffit de dire : "au lieu de subir, de se soumettre, de psalmodier et rangainer des textes millénaires, essayons un instant de comprendre", pour qu’une horde d’abrutis abreuvés de dogme appris s’insurgent, hulent au blasphème et condamnent à mort. Je me demande pourquoi on a plus peur des fanatiques musulmans quand on en a des chrétiens à foison bien plus nombreux et plus proches de nous. Heureusement ce ne sont que des aboiements de bêtes blessées à mort, et le danger s’il est grand est provisoire.
J’aurais du me censurer, mais ma peur devant de telles réactions est réelle. Il reste tellement peu meme chez les croyants de fermes cléricaux et de vrais catholiques que de ces discours auxquels on assiste prennent une dimension sectaire ridicule. Je ne crois pas une seconde à l’utilité de ma réponse mais bon. Vivement le jour ou les croyances puisqu’il semble en falloir seront appaisées et personelles, seront débarassées de leur carcan mortifère de haine et d’immuable.
> Interview exclusive de Jésus
1er novembre 2005
tu as tout faux mon véritable ami humain.yann dénonce la supercherie institutionnalisée. l’essentiel n’est-il pas invisible. sortir du faux et du tout cuit est le premier pas vers le réel et ses infinies complexités non ? essayons ça sans nous indigner des absurdes créations de l’esprit humain effrayé et obsédé. salut solimene
> Interview exclusive de Jésus
9 mars 2006, par dav
Yann, Personnellement je ne suis pas croyant (du moins cette forme de croyance), Et je voudrait juste te dire merci. D’ un coup je me sens encore moins seul, dans une certaine façon de pensée. Et à ceux qui crie "blasphème", vous êtes justement ceux qui créaient et entretiennent tous les blasphèmes du monde. Il y a décidément de grands fossés entre les hommes et c’est ce qui explique pourquoi nous sommes descendus "plus bas que terre", à part certains heureusement (les "hérétiques"), mais cette lucidité et sérénité les dépasses . A en écouter certains, nous serions bon pour le bûcher et toi en particulier. Je n’ai pas les mots, mais n’en penses pas moins et vie comme je me dois de vivre, du moins j’ essais, car je suis aussi (à mon niveau) responsable de tous ça. La grande force de l’église n’a t’ elle pas été de culpabiliser les hommes et de tout leur pardonner, pour mieux les rassembler ?. (un mouton restera un mouton, quoique un mouton est moins...., il ne s’égare pas quand il est libre). A croire que toute forme de religion n’est que contradiction en puissance. "dieu c’est moi, mais je ne suis pas dieu, et n’ai aucun dieu... peut-être celui de la vie"
> Interview exclusive de Jésus
10 mars 2006, par dieu
Bon, jesus, il serait temps que tu rentres. laisse tomber, on n’y peux plus rien et on a d’autres affaires en cours ailleurs.
OK, d’accord, encore "une heure", mais c’est une dernière chance.
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